• Nancy

The captain of her fate

Dernière mise à jour : 21 mars

Louisa Bennet est promise en mariage à son cruel cousin Charles; l’héritier de son père. Pourtant, ni Louisa ni sa mère n’ont l’intention d’accepter ce mariage de raison. C’est alors que le capitaine Théobald Raynald, héros de la bataille de Trafalgar arrive en ville avec sa sœur et un ami. Rapidement, Louisa se met en tête de se servir de cette arrivée pour jeter son dévolu sur le capitaine. Seulement, le soldat n’a pas seulement perdu une jambe durant cette guerre, mais aussi son cœur. Persuadé qu’aucune femme ne peut trouver en lui un bon parti, il se présente comme un homme bourru qui s’apitoie sur son sort. Louisa réussira-t-elle à lui faire découvrir l’amour?

Nina Masson ne cache pas son inspiration de l’œuvre de Jane Auten. Au contraire, elle l'étale. Dès le début du roman, l’héroïne lit Orgueil et préjugés. Toute l’histoire est ficelée à la manière de la célèbre auteure anglaise. Elle emprunte les archétypes austeniens : les Bennets, le cousin héritier, la mère marieuse, même le capitaine Raynald a des airs du Colonel Brandon. Trop de fois on y décèle des clins d’œil à Raison ou sentiments ou Persuasion, mais les personnages féminins sont plus modernes que ceux d’Austen. Les femmes n’hésitent pas à réfléchir sur leur position dans la société et sur leurs désirs, surtout leur désir! C'était un bon départ...


Pourtant, l’histoire a sa propre existence. Même si on connaît dès le début la fin, le roman s’enlise dans des descriptions trop longues d’érotisme qui ne sont pas essentielles et qui bloquent la trame narrative. En gros, on ne s’attend pas à lire de telles scènes dans un roman de l’époque géorgienne. C'est peut-être à cause de mon respect de l'œuvre de Austen que j'ai eu des réserves à lire ce roman.


Bref, je n’ai pas apprécié ce roman. J’avais le goût de me plonger dans une autre époque, dans des descriptions de la « gentry » des coutumes et des mœurs. Malheureusement ce n’est pas le cas de ce roman. L'autrice y lance ici et là des déférences à Bonnaparte, à Trafalgar, mais les références s'entassent en une pile de faits dérisoires sans même être expliqués aux lecteurs. Ils sont là, comme des vieux bibelots sur une table de chevet, personne ne semble n'en préoccuper.


Finalement, si Louisa Bennet semble au premier abord une femme dégourdie et intelligente, on se rend compte que sa curiosité et son esprit d’initiative se limitent… au sexe.


Pour les amateurs des 50 nuances de Grey sur un fond historique…



 







MASSON, Nina. The other Bennet sisters, T.1. The capitain of her fate. Éditions Kindle, 2018, 252 pages.

ASIN B078SWQZ8B

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