• Nancy

L'affaire Alaska Sanders


Markus Goldberg est à Montréal pour le tournage d’un film tiré de son premier roman. On y apprend qu’il y a rencontré l’amour. Malheureusement, cette idylle amoureuse sera de courte durée. Peiné, Markus renouera avec la famille Galahowood que nous avions découverte dans L’affaire Harry Quebert.


Au décès de Mme Galahowood dans de nébuleuses circonstances, Markus décide de venir en aide à son ami et ouvre l’enquête qui avait marqué la vie professionnelle de celui-ci. En avril 1999, à Mount Pleasant, dans le New Hampshire, le corps d’Alaska Sanders est localisé près d’un lac. Onze ans plus tard, l’affaire prend une nouvelle tournure et les deux tentent de faire la lumière sur ce meurtre, innocenter un suspect et trouver le vrai coupable.


Je n’ai pas éprouvé autant de plaisir à lire ce livre de Joël Dickers que j’en ai eu avec L’affaire Harry Quebert ou La disparition de Stéphanie Mailer. Ce roman m’a paru long et les multiples rebondissements m’ont donné l’impression d’entourloupettes. Tout prend son temps dans ce texte, les nœuds n’en finissent plus de se démêler et les personnages s’étiolent. Même le personnage d’Harry Quebert perd de sa superbe, présenté comme la conscience à rebours de Marcus, un genre de Dumbeldore qui disparaît en laissant des indices à résoudre. — tellement irréaliste !


On joue sur tous les plans dans ce roman : l’envie de la célébrité, le détournement de mineur, le mensonge, les concours de beauté, l’infidélité, la haine, la jalousie, le chantage, la vengeance, l’homosexualité, le système judiciaire, la police corrompue, la dépendance et j’en passe… ça commence à en faire beaucoup pour un seul roman ! Peut-être trop pour une bourgade de 200 personnes ! C’est d’ailleurs ce que je reproche à l’auteur. À force de trop vouloir en faire, on en perd l’essentiel. J’ai souvent levé les yeux au ciel en lisant certains passages et je ne vous dis le soupir de déception que j’ai lâché quand j’ai lu le coupable !

Il est beaucoup question des Goldberg de Baltimore dans cet ouvrage. En effet, ce roman se situe entre La vérité sur l’affaire Harry Quebert et Le livre des Baltimore. Dickers sentait sans doute le besoin d’expliquer dans quel état d’esprit se retrouve Marcus juste avant de plonger dans le drame qui a touché ses cousins Hill et Woody, bonne idée !


Il n’y a pas que du négatif dans ce roman. Les dialogues sont toujours efficaces et la narration glisse bien entre les différents coups de théâtre. Dans ce roman, Joël Dickers nous donne la raison pour laquelle Marcus Goldberg écrit : il cherche la vérité… Ce sera sans aucun doute les fondements des prochains romans de cette série.


Vais-je lire un autre Dickers ? Probablement… Je n’ai pas jeté la serviette, pas encore…


 

DICKERS, Joël. L’affaire Alaska Sanders, Genève, Rosie et Wolfe, 2022, 512 pages.

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