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L'été où Léo Rubinstein m'a quittée


Philadelphia Miller est une fille « ordinaire ». Elle porte le nom d’une marque de fromage à tartiner, une pâte molle, comme elle aime se qualifier. Elle vit à Palm Coast en Floride avec ses parents et son frère Thaddeus, un jeune adulte, beau, doué, apprécié de tous et gai.


Le récit tourne autour de « Dell » qui expérimente une brève histoire d’amour avec son ami d’enfance, Léo Rubinstein qui l’abandonne juste avant les vacances d’été, à la sortie de l’école, devant tout le monde. Heureusement, elle est soutenue par ses copines Pepper et Vick. Un jour, Dell rencontre un jeune homme, Ethan, qui prétend pouvoir l’aider à reconquérir Léo, mais ce Ethan a-t-il de bonnes intentions ? Par chance, Dell est envoyée dans un camp de vacances complètement naze où elle fera la connaissance d’un garçon pas comme les autres.


En gros, on passe un moment agréable avec cette héroïne comique et attachante. Elle nous parle de sa vie, un quotidien pas toujours rose. Le texte est parfois long, rien ne se passe vraiment à part les réflexions de l’adolescente. Tout le roman repose sur les cinq phases du deuil, ici, l’on fait référence à la rupture amoureuse.


L’autrice, Hannah Bennett décrit bien le questionnement des jeunes. C’est elle qui est derrière la série Harper. Une série américaine qui connaît un immense succès auprès des adolescents.es. Bennett exploite les thèmes préférés de la « Chick lit » : l’amour, l’estime de soi, la fragilité de l’amitié, les drames pour un rien et des étés qu’on voudrait qui ne finissent jamais. En général, le texte est assez mièvre puisque tout repose sur les réflexions superficielles du personnage principal. Même la figure maternelle, planificatrice de mariage débordée par les évènements, est caricaturée. Je ne vous parle pas du père absent le 3/4 du roman et qui apparaît, à la fin, pour commettre un immense malaise…


On vit dans un perpétuel «summer break.» américain avec tout ce que cela comporte comme clichés… Si l’on sent une envie d'aborder des thèmes plus matures : l’homosexualité, le deuil, la drogue, la consommation d’alcool chez les mineurs, l’incapacité d’exprimer ses émotions, les sujets ne sont pas creusés.


Le point le plus positif de ce roman de 234 pages est l’humour. En effet, le personnage de Dell utilise avec brio l’autodérision; ses comparaisons sont loufoques et elle arrive à nous faire décrocher un sourire.


Les adolescent.es passeront sans doute un bon moment de lecture, mais que leur restera-t-il de l’histoire une fois le roman terminé ?


 

BENNETT, Hannah. L'été où Léo Rubinstein m'a quittée. Paris, Rageot-Éditeur, 2021, 234 p.



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